Coco

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

vendredi, août 7 2009

la vie sordide du gay

Conversation entendue en faisant la queue au distributeur:

- donc ouais don il était six heures du mat tu vois, et je sors du CUD

- okay

- et je marche un peu et là y'a un mec qui me drague

- okay

- y'm fait t'es mignon tout ça tu viens chez moi tu vois

- okay

- et tu vois j'étais sous M.D déjà et tout

- okay

- et y'me fait viens on va pécho de la C

- okay

- donc y'me demande 80 euros tu vois donc je vais au distrib'

- okay

- et y'm fait vas-y pose toi, prends un café, je vais acheter la C et je reviens...

- ... et il est jamais revenu?

- voilà.

- classique.

dimanche, juillet 12 2009

anecdote de la croisière gay

Je rentre à peine d'une semaine en croisière gay où j'ai été envoyé par le travail pour filmer tout tout le temps. Je ne suis pas caméraman au départ et au bout de quelques jours à filmer les mêmes lieux en boucle, j'étais à l'affût du moindre plan possible pour varier mon montage final. D'où cette petite anecdote:

En passant dans un couloir du bateau, une porte s'ouvre, un mec genre go-go sort de sa cabine et m'aborde:

- eh toi! t'es gay?

- euh bah oui

- viens tu vas m'aider à choisir mon maillot.

Je rentre dans sa cabine, et il essaye devant moi cinq maillots tous plus laids les uns que les autres.

- bah je pense que le mieux si tu veux mettre en avant ton cul c'est le 2, et le 5 si tu veux mettre en avant ton paquet.

- ah cool merci c'est sympa, je vais mettre le 5.

- pas de problème, c'était marrant.

Je me dis tiens, ça peut faire une séquence marrante, le coup des essais de maillot de bain.

- Du coup ça t'embêterait pas qu'on fasse un plan?

- bah non, super idée, cool c'est parti.

Je me penche pour ramasser ma caméra.

- ah non! un plan cul oui, un plan cam non!

mercredi, juillet 1 2009

one year ago

Cliche_2009-07-01_20-18-12.jpg

merci Jul de ne pas aimer l'opéra et de m'emmener dans des pubs irlandais hétéros contre mon gré.

mardi, juin 30 2009

je n'ai vraiment pas de coeur

Quand j'ai allumé la radio et que j'ai entendu "un avion s'est abîmé en mer entre le Yémen et les Comores, il y avait des français à bord", la PREMIÈRE chose que j'ai pensé c'est:

"ooh j'espère que dedans il y avait Frédéric Lopez en train d'emmener Zazie En Terre Inconnue!"

et la DEUXIÈME chose que j'ai pensé c'est

"ah bah nan c'est pas possible cet épisode est déjà fait, j'espère qu'il emmenait Julien Doré"

Après j'ai commencé à faire mon top 10 des personnalités potentiellement participantes à l'émission "En terre inconnue" et dont j'aimerais apprendre le décès dans l'avion qui s'est écrasé à Moroni.

vendredi, juin 26 2009

et la palme du bon goût revient à...

20minutes.fr!

20_mn.png

classe!

(ça aurait pu être pire, ils auraient pu mettre le moment où il est zombie)

mercredi, juin 24 2009

je nettoie ma boîte de réception

En attendant quelqu'un pendant une heure devant la gare du nord (à 60 minutes, je pars, peu importe la personne ou le sms "j'arrive"), j'ai eu le temps de classer un an de textos conservés pour des raisons diverses. J'en colle quelques uns ici, comme ça je peux faire de la place.

"Pas mal cet appart en fait!" 

Sooth au sujet de son nouvel appartement, deux mois avant de déménager

"Super, merci de vos nouvelles. Mes vacances sont finies, bouhouhou!"

Mon dentiste en mode overshare, qui m'avait demandé de confirmer que ma dent était guérie.

"Tes fesses? WTF?"

Niz, répondant à un texto que je lui avais envoyé par erreur.

"tes lèvres ta peau hum... je t'embrasse sur la bouchE"

Ben (lundi)

"tu dors?"

Ben (mardi)

"Je suis désolé"

Ben (mercredi)

"J'espère ne pas t'avoir emmerdé. Et te voir demain"

Ben (jeudi)

"J'aimerais bcp, mais est-ce que je peux venir après 21h?"

Mon frère qui me prend pour un papi, répondant à une invitation à fêter mon anniversaire dans un bar

"Chui au monop, je crois que j'ai trouvé la cire cheveux qu'il nous faut. T'en veux? T'es où?"

leroncier, ledealer.

"le code: 3642. A très vitesse!"

Cormac, m'invitant à une second date

"ok, et c pendant des jours de vacances ou des jours de travail?"

mon frère qui me prend pour son agenda, répondant à une invitation à aller au cinéma

"Non. grippe glaire morve"

Gigette, expliquant qu'elle ne viendrait pas dîner avec nous.

"Comment elle s'appelle ta copine qui parlait sans cesse de sa chatte, là?"

mon frère, au sujet d'une irlandaise qui ne connaissait que le mot "chatte" en français

"Jme réveille"

Niz, à 23h10, répondant à un texto proposant un apéro vers 19h.

lundi, juin 15 2009

"et puis toi aussi"

C'est petit mais en fait c'est énorme. C'est ma mère sur une petite chaise au coin d'une pièce, comme coincée, à la fin de la soirée, à la fin de son séjour en Europe, qui me demande si je viens au chalet cet été. Cormac est à côté de moi. Elle me dit que je verrai bien, si je trouve un billet pas trop cher, si ça peut coller avec mon boulot etc. Et puis elle tourne la tête et dit: et puis toi aussi, cormac.

Ce n'est pas cormac qu'elle invite au chalet, Temple Sacré de la Sainte Mémoire Familiale, c'est l'homosexualité de son fils (même si ça tombe bien que cormac soit gendre idéal). Il y a treize ans, elle m'avait dit "jamais tu ne viendras au chalet avec un garçon". C'était un peu devenu pour moi une sorte de symbole, un terrain interdit où il fallait laisser ma vraie vie à la porte. Et là, pendant cette soirée absurde chez un ami à elle, en présence d'une ancienne actrice porno, de deux fouetteuses sm, des ses amis tous anciens trotskistes maoïstes léninistes, aujourd'hui juste riche-ish, et avec son mari qui fume de la marijuana médicinale à la fenêtre, elle a abdiqué sur le dernier des symboles.

Etrangement, ce fut quelques jours après que j'ai décidé de ne plus batailler, de lui laisser l'homophobie qui lui restait, parce que c'est sa vie, son histoire, et que je ne demande plus à mes parents d'être des gens mieux. Etrangement, j'ai gagné, mais je m'en fous. Etrangement, je suis simplement content pour elle.

lundi, juin 8 2009

j'ai les oreilles qui traînent

Vendredi soir, au restaurant, table à côté:

la fille: bein voilà, quoi c'est fini, après deux semaines quand même vachement top, c'est les boules.

sa copine: et c'est tout ce qu'il t'a dit: "vous êtes trop différents"?

la fille: ouais mais je sais très bien ce qu'il veut dire, c'est parce que j'ai voté sarkozy. Quand j'ai dit ça il a piqué une criiise, genre "ouais mais tu te rends pas compte lalalaaaa qui nous gouverne et blablabla" et je veux dire je comprends, moi j'ai voté pour lui parce que je pouvais pas voter ségolène tu vois, c'est clair, après la politique moi, ça m'intéresse pas. Et il est pas capable de comprendre ça?

sa copine: pffff quel naze

la fille: ah non, mais c'est bon quoi, laisse tomber le connard. Je me ferai plus avoir. Tu vois moi j'ai toujours voté à droite, comme mes parents quoi, mais bon, là je suis fonctionnaire donc normalement je devrais voter à gauche j'imagine. Mais on s'en fout tu vois, j'ai pas le droit de ne pas être branchée politique? Hein? ça veut dire que je dois me faire larguer comme ça? Que je peux pas être avec quelqu'un?

sa copine: t'as pas parlé mariage?

vendredi, juin 5 2009

à la connasse qui se fait passer pour moi

Chère idiote,

tu laisses des commentaires méchants sur les blogs des autres en signant coco.roncier.net.

Saches que je suis borderline psychopathe.

Et que je déteste par dessus tout qu'on usurpe mon identité. Ou qu'on usurpe quoi que ce soit qui est à moi. Ca fait mec de droite? J'en ai rien à foutre.

Saches que je ne crois pas que la loi soit de quelque utilité que ce soit et qu'il vaut mieux régler les choses de manière violente, quitte à en payer les conséquences.

Saches qu'il y a quelques années, j'ai engagé des bikers pour pêter les genoux du mec qui me volait mon journal sur mon palier chaque matin.

Saches que le type qui m'avait volé un texte s'est fait radier de tous les bars et soirées que je fréquente, parce que j'ai menacé de foutre le feu si je l'y voyais. Et que j'ai menacé le forum qui l'hébergeait, que je l'ai humilié lui et ses proches, que je l'ai harcelé à tel point que sa famille m'a supplié d'arrêter. Je suis grave.

Saches j'ai poursuivi jour et nuit le groupe qui m'avait volé mes images pour faire un clip anti-pédé, que mes mails à youtube dailymotion viméo wat et d'autres était tellement hystériques que le clip était effacé dans la minute. Ils ont été obligé d'aller se réfugier en russie.

Non je n'ai rien de mieux à faire, car je déteste tellement ça que ça devient ma priorité numéro un, ça passe avant manger baiser et faire caca.

Saches que je t'épie, je sais qui tu es, je connais ton nom, où tu habites, ce que tu fais de tes journées.

Alors c'est simple. Réfléchis. Soit tu continues, et tu risques de recevoir toutes les foudres de l'enfer que même la pire des drag queen elle aurait pas la force de t'anéantir à ce point, soit tu trouves un autre blog à usurper. Honnêtement, je pense que tu obtiendras le même résultat mais avec moins d'emmerdements, parce que tu as mal choisi.

A toi de voir.

bisou

coco

samedi, mai 23 2009

comment j'ai shooté dans un chihuahua (et devenu un homme)

Je devais passer chez la chanteuse pour faire une copie du dvd de son dernier spectacle, car comme c'est une version de travail, il était hors de question que ça sorte de chez elle. Je suis accueilli par un molosse canin de 7 centimètres de haut qui s'époumone dans l'entrée.

Il faut savoir que j'ai toujours eu très peur des chiens, depuis mon plus jeune âge. Mon père me disait que les garçons n'avaient pas peur des chiens. Mais moi je ne voulais pas me faire mordre alors je partais en courant et en hurlant dès qu'un chien montrait les dents. Il m'a expliqué que si un chien venait vers moi en aboyant, il suffisait de lui foutre un grand coup de pied violent dans la gueule. Evidemment je n'ai jamais réussi à le faire, j'avais trop peur que ça se retourne contre moi. Mais mon inconscient a appris cette leçon: il allait un jour falloir mater un chien si je voulais être un garçon.

20 ans plus tard, Je me retrouve donc chez la chanteuse, avec mon ordinateur sur les genoux, en train de ripper le dvd et d'expliquer que je ne peux pas ripper "juste un bout" et jeter le reste à la poubelle devant elle (je ne tenais pas à y passer la journée non plus). Je décide d'étendre mes jambes, mais l'écran de l'ordinateur me bloque la vue du sol. Sans le vouloir je donne un énorme coup de pied en plein dans le chihuahua, lui faisant faire un petit vol plané accompagné d'un hurlemenent-kaï-kaï. Heureusement, le champ de vision de la chanteuse était également obstrué, donc elle a cru que je lui avait simplement fait peur en bougeant soudainement. Je me suis permis de ne pas démentir.

Le chihuahua s'est réfugié sur les genoux de sa maîtresse. Il me regardait de ses petits yeux globuleux, et je dois le dire: avec respect.

mercredi, mai 13 2009

comment je me suis tapé la honte devant la ministre (et c'est même pas ma faute)

Depuis trois jours je bassinais les journalistes avec qui je travaille en disant que quand on allait filmer madame la ministre, il faudrait absolument lui demander quel designer l'habille. C'était bien sûr une blague, parce que je n'avais pas d'idée de question à poser, et à cause de mon obsession avec les oscar pre-shows, avec la fameuse question "who are you wearing"? qui m'amuse beaucoup. Généralement, quand je dis "il faut absolument" je veux souvent dire "il ne faut surtout pas mais c'est marrant d'imaginer ce qui se passerait si".

Seulement voilà.

On arrive dans le bureau de madame la ministre, et pendant que j'installe mon matériel, mon patron se dit qu'il va détendre l'atmosphère:

mon patron: alors notre réalisateur ici présent aimerait beaucoup savoir qui vous portez.

la ministre: pardon!?

mon patron: bah vas-y explique.

moi (rouge): euh... nan c'est euh... quel designer qui vous... que vous.. qui.. habille vous

la ministre: je ne comprends pas votre question.

moi (écarlate+envie de mourir): quel designer quoi, je veux dire vos vêtements

mon patron: hahaha (l'atmosphère est détendue)

la ministre (comme devant un pervers): vous voulez savoir la marque de mes vêtements, vraiment?

moi: euh... nan, oui, nan, c'est pas.. si... vous.. je... pour...

la ministre: bah là aujourd'hui je sais plus, c'est pas de la haute couture si c'est ce que vous voulez savoir?

moi: ha ha ah bon formidable, c'est dommage, on commence l'interview?

mon patron: ah ça y est tout est déjà installé?

moi: oui oui c'est bon allez allez on y va posez vos questions.

Résultat: l'éclairage est pourri.

madame, votre enfant est homosexuel

Après avoir retrouvé cet extrait d'un film super 8 de moi en train de "jouer au foot", je me demande comment mes parents ont pu être surpris quand je leur ai annoncé que j'aimais beaucoup la sodomie.

bloggif_49fc6f9ec43f1.gif

vendredi, mai 8 2009

comment j'ai fait piailler des filles (et donné une sale image)

A la sortie d'OSS 117 hier soir (funny! personne ne m'avait prévenu que c'était réellement drôle ce truc là), sur le boulevard de Bonne Nouvelle, cormac me fait un bisou dans le cou. Nous étions face à un groupe de jeunes filles en terrasse. Mes yeux rencontrent ceux de l'une d'elle, qui a la bouche ouverte et les yeux écarquillés comme si elle avait vu la Sainte Vierge en bas résille. Elle essaie discrètement de prévenir ses copines, et pendant que nous reprenons notre chemin avec nos amis, j'en entends une dire "y'a des pédés, trop cool!". Elles avaient l'air de s'être habillées pour le grand soir, en jupes roses bouffantes et des bling-it-on un peu partout, je les avait vues passer un peu plus tôt avec une mine dépitée parce qu'elles s'étaient faites refouler du Rex (c'est possible?), donc elles se sont posées à la pire terrasse du quartier. Tout ça pour dire qu'elle avaient marqué PROVINCE en énorme sur la figure.

Au bout d'un moment pendant que nous marchions bras dessus bras dessous, j'entends piaffer derrière, et en me retournant je découvre qu'elles nous suivaient en prenant des photos avec leurs téléphones. Je sais que j'aurais dû trouver ça atroce d'être pris pour une bête de foire, mais moi j'adore qu'on me prenne en photo dans la rue, ça me flatte. Si j'avais su que j'allais participer à l'éducation homosexuelle de tout le collège Jean Renoir de Moeux-les-boulets dès lundi, j'aurais au moins mis ma plume dans mon cul, et porté quelque chose de moins conventionnel qu'une veste en velours côtelé et un jean, maintenant elles vont rentrer là bas et dire que les pédés ne ressemblent à rien, je vais foutre l'opprobre sur toute la communauté en donnant une si mauvaise image. C'est pénible, on travaille si dur pour être à la hauteur des stéréotypes fabuleux qu'on véhicule, et c'est au moment le plus banal qu'on se fait remarquer. Non franchement je suis déçu.

canal + est vraiment une chaîne cool

Canal + a-t-il interdit la diffusion gratuite des épisodes de Colbert sur internet? Ah oui parce que du coup je vais m'abonner à canal + décalé, et me lever à 7h le samedi pour regarder l'épisode hebdomadaire, c'est sûr.

colbert.png

jeudi, mai 7 2009

GERDS

Soirée "gay nerds" hier soir: nous sommes allé voir "Star Trek".

Avant le film, leroncier et cormac discutaient des couleurs de leur sites web, mais plutôt que dire "bleu clair" ils disaient "ff03105". GERDS!

Pendant les pubs, j'ai accepté un gorgée de coca à condition qu'il soit light, et au lieu d'une discussion passionnante sur les "10 trucs pour ne pas grossir avant l'été", j'ai eu droit à une leçon sur les sucres assimilables et le glucose et le chépaquois avec des mots comme "cellule" et "moleculaire". GERDS!

Après le film, j'ai avoué une petite sieste pendant la bataille finale, et on m'a regardé comme si j'avais assassiné George Lucas. GERDS!

vendredi, mai 1 2009

miracle sur le boulevard Poissonnière

Il est des signes qui ne trompent pas.

Mardi soir, en attendant que le blind test commence, retardé par un match de foot apparemment de la plus haute importance puisqu'il opposait une équipe à une autre, nous fumions joyeusement des cigarettes sous un arbre du boulevard. Niz nous racontait l'évolution de sa grippe cochonne, Cormac parlait en français donc nous faisions tous semblant de comprendre, et Véro redressait son serre tête pensant que je le regardais bizarrement pour cause de malajustement alors que je me demandais simplement si il s'agissait d'un noeud en vrais cheveux comme Lady Gaga.

A un moment je me tourne vers cormac. Je vois passer un objet non identifié entre nos deux visages. L'objet effectuait une translation de vecteur arbre->sol à une vitesse que l'on pourrait qualifier de V. Je regarde par terre pour découvrir qu'il s'agit d'une chiure de pigeon de taille "oh mon dieu" et de consistence "il était bon le chili?", qui s'est écrasé sur le pavé formant une sorte de pizza verte jaune et blanche tellement énorme qu'on en aurait presque eu envie de la détourer à la craie comme dans CSI.

Nous avons cherché des traces résiduelles du projectile sur nos habits et cheveux. Mais que dalle. Nous étions absolument indemnes.

Il faut savoir que je portais une casquette, et que ma tête était assez proche de celle de cormac, ce qui a laissé à la crotte un espace d'à peine quelques centimètres pour passer. Un rien, et elle aurait pu s'écraser sur la visière de ma casquette, et arroser par ricochet le visage de cormac au niveau des yeux, créant ainsi le plus grand incident fécal de pigeon à ma connaissance, détrônant ainsi le tenant du titre: l'arrivée à la gare de Beaune de Brice, qui ouvre les bras en vainqueur avant de se voir recouvrir d'une vingtaine de merdes de pigeon d'un seul coup.

Je me sens un peu comme Samuel L. Jackson dans Pulp Fiction, je crois qu'il s'agit, n'ayons pas peur de le dire: d'un miracle.

Qui veut me toucher?

jeudi, avril 16 2009

comment j'ai bourdé avec Farrah (je parle trop vite)

-Bonjour Farrah, je suis le monteur du reportage.

- ah bonjour.

- euh... j'aime beaucoup ce que vous faîtes! héhéhé

- euh... ah bon?

- non, non, mais vous savez ce qu'on dit "j'aime beaucoup ce que vous faîtes..."

- euh ok.

- mais ceci dit je dis pas ça parce que j'aime pas, je veux dire j'aime bien ce que vous faites, je dis pas "c'est ce qu'on dit" dans le sens "en fait j'aime pas", je...

- c'est à quel sujet exactement?

mercredi, avril 15 2009

comment j'ai fait pleurer Sliimy (et m'en suis un peu réjoui)

Ce blog est en train de virer "name dropping" mais que voulez-vous, j'ai un travail qui m'éclate en ce moment je n'y peux rien.

Donc vendredi c'est Sliimy, qu'on part interviewer avec Judith. Le garçon est très gentil, et folle comme on les aime.

Judith lui avait filé sa carte, qu'il s'était mis à tripatouiller pendant qu'il parlait et ça faisait du bruit dans le micro.

Moi: scuse, tu peux poser la carte, ça fait du bruit c'est pénible.

Sliimy lève la tête, me fait des yeux de petits garçon à qui on a tapé sur les doigts.

Sliimy: mais... tu es méchant...

Judith: non non, il est gentil!

Moi (ravi, au fond): j'ai dit ça méchamment, c'est vrai? ''

explication -> je ne suis pas un monstre, et je n'ai absolument rien contre ce garçon ni contre sa musique, j'étais juste très content parce que ça veut dire que mon analyse fonctionne!

le résultat ici

lundi, avril 6 2009

people skills

Ma carrière de réalisateur/journaliste commence bien, avec un superbe moment "handicapé social". Je devais filmer le président d'une association importante, et j'étais un peu tendu. Je me suis perdu dans La Banlieue, et quand j'ai trouvé la tour, y'avait pas d'accueil, ça été compliqué de trouver mon président. Une fois que je le trouve, l'accueil n'est pas particulièrement chaleureux. Chez coco, c'est une recette pour un désastre: quand je suis stressé, je dis n'importe quoi.

Le président de l'association: bon alors on fait quoi?

Moi: oh bah c'est facile, vous vous présentez, et vous dîtes ça et ça et ça.

Le pésident de l'association: ah d'accord, c'est simple en fait.

Moi: olàlà oui, on n'allait pas faire des galipettes c'est sûr!

(SILENCE)

(SILENCE QUI DURE UN PEU)

(SILENCE QUI DURE TROP)

(SILENCE INSOUTENABLE)

Moi: euh... des gali... enfin des... dans le sens "faire du sport"

Le président de l'association: oui. J'avais compris. On commence peut-être?

Moi: hmmm. Va falloir que je mette le stabilisateur d'image.

vendredi, avril 3 2009

espoir avorté d'avoir découvert une personne digne d'intérêt

L'autre soir, au Blind Test, une nana juste derrière nous crie "Showgirls!" en rigolant pendant la manche musique de films. Nizar et moi on se retourne avec le doigt tendu en mode biatch du Bronx, et on dit "ça va pas non? Un peu de respect pour ce chef d'oeuvre du septième art". La fille nous regarde de haut et nous fait "attend c'est bon les chéris je suis une spécialiste de Showgirls, je le connais par coeur".

Challenge accepté:

on lui dit:

"where are you from?"

elle nous répond:

"quoi? c'est dans le film ça?"

perdu.

La réponse était bien sûr:

DIFFERENT PLACES!!!

(techniquement la réponse est "back east", suivi de "oh yeah? where back east?": "different places")

C'est con elle avait l'air cool mais on ne parle pas aux amateurs qui se la pètent.

- page 2 de 6 -